Lucas

C’est autour d’un chocolat et de petits sandwichs, rue de la République que Lucas et moi discutons de nos vies, de ce que nous aimons et ce qui nous passionne. Il fait bon pour un mois de Janvier. Je suis détendu, Lucas aussi.

Je ne suis pas connu pour être quelqu’un qui s’intéresse aux gens, mais depuis que j’ai lancé le blog, mon intérêt pour le côté humain s’est vu changé. Nous sommes dans une époque où l’apparat, les étincelles et surtout l’égoïsme accaparent tout notre temps. Loin de moi l’idée d’en faire une généralité, mais nous devons bien admettre qu’il y a du vrai dans ce que je dis.

Ce premier interview ou plutôt ce premier échange, s’est fait dans la simplicité, sans artifice, et je me suis rendu compte que c’était précisément le ton que je voulais lui donner à la base. C’est en discutant avec Lucas que j’ai compris que je n’avais pas besoin d’en faire des tonnes pour vous montrer mon travail et que c’est justement en restant le plus simple possible que ça serait davantage impactant ou en tout cas que ça me conviendrait mieux.

1 mois et 3 jours déjà que mon blog est né, et mis à part le fait de vouloir parler mode, art ou culture, j’avais vraiment envie de partager avec vous quelque chose de plus fort et de sincère. La Foi. Je pense qu’on a tous plus ou moins foi en quelque chose et que ce quelque chose nous aide parfois à nous lever le matin. Concernant Lucas, il s’agit de Dieu et plus précisément de comment il l’a rencontré.

lucas

Lucas _

Je vais commencer par raconter comment je voyais les choses dans mon enfance. Dès l’âge de 6 ans, je faisais beaucoup de cauchemars concernant la mort. Dans ces rêves, la mort était une statue d’os et elle tenait un petit bébé dans les bras, je savais que c’était ma sœur. Dès lors, j’ai commencé à me poser des questions sur le sens de la vie « Pourquoi j’existe ? » « Est-ce que je vais marquer ce monde ? ». J’ai grandi en ayant ces pensées et toujours avec ces cauchemars qui me hantaient.

Durant l’adolescence, ces angoisses au sujet de la mort sont devenues de plus en plus fortes. Je me posais beaucoup de questions et j’étais déjà à l’époque très attiré par les religions, surtout la religion musulmane puis le bouddhisme.

Un Méditerranéen _

Tu étais donc déjà en quête de spiritualité ?

Lucas _

Oui. Et mes angoisses se sont révélées être tellement fortes que je manquais de respiration, j’avais du mal à marcher. C’était invivable. Je me souviens spécialement d’une soirée en décembre 2013, chez une ancienne connaissance avec qui je passais pas mal de temps. Elle fumait régulièrement des joints, moi très peu mais ça m’arrivait. ce soir là, j’ai fumé et j’ai fait un bad trip. J’ai cru que j’allais mourir car les angoisses ont été décuplées et depuis je n’ai plus fumé et j’ai également pris la décision de ne plus la fréquenter.

Un Méditerranéen _

Je sais de quoi tu parles car j’ai fumé pendant des années, surtout à la fac avec deux amies. Je fumais 5 à 10 pétards par jour. Je ne faisais pas de crises d’angoisse mais j’étais un légume et si je n’avais pas mon joint avant de dormir, je pouvais rester éveillé des nuits entières.

Bref, qu’est-ce qu’il s’est passé après avoir pris la décision d’arrêter de fumer ?

Lucas _

 En terminale (octobre 2014) j’ai fait un voyage scolaire avec une fille qui est ma copine actuelle, Vénéra. Au début, on se détestait ah ah ! Puis on a commencé à parler foi et de ses valeurs, comme le sexe avant le mariage, qui est prohibé par les commandements de Dieu par exemple. J’étais touché et automatiquement attiré vers elle.

Mes angoisses étaient toujours présentes. J’ai commencé à suivre une psychothérapie qui a duré un an. J’étais avec Vénéra depuis quelques semaines (novembre 2014) elle n’était pas très rassurée au départ car je commençais à aller à l’Eglise de Sebastopol et elle se demandait si c’était pour elle ou pour Dieu. La toute première fois j’étais assez mal à l’aise. J’ai pris le rythme d’y aller tous les dimanches depuis et mon comportement a commencé à changer. Mes amis ont commencé à s’écarter de moi car nos opinions divergeaient désormais. Je ne fumais plus et ne buvais plus donc pourquoi rester avec moi ?

J’allais à l’église mais je n’étais pas convaincu à 100% que Dieu était vraiment Dieu. Un dimanche une dame que je ne connaissais pas a prié à voix haute. On appelle ça un don spirituel. Tout en l’écoutant, j’ai compris qu’elle parlait de ma vie, de ne pas craindre et de prier avec confiance. C’était fort ! Ça ne pouvait pas venir de l’homme. Une fois chez moi je priais avec conviction et lui demandais un signe. « Révèle-moi qui tu es ». Après avoir terminé ma prière, j’ai ouvert la bible et suis tombé dans le livre de Matthieu sur un verset qui disait « Jésus est le messie ». J’avais ma réponse.

En 2015, mes angoisses et mes craintes étaient toujours là. J’ai pensé au suicide mais pas dans l’idée de vouloir vraiment mourir, c’était plus comme vouloir tester mes limites. Ressentir quelque chose qui me dépassait plutôt que toutes ces craintes. Malgré mes craintes, j’ai décidé d’arrêter la psychothérapie , je me disais « Pourquoi demander de l’aide à une psy alors que j’ai un Dieu qui est là pour m’aider ? ».

Dans la bible il est dit que nous avons droit au baptême dans le Saint-Esprit. Je l’ai demandé. C’était une chose difficile à saisir au niveau de l’intelligence humaine mais accessible par la foi —-> Actes 2.4 nous dit : « ils se mirent à parler en d’autres langues (ce sont eux qui parlaient, qui articulaient les syllabes), selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer (le contenu de ce qu’ils disaient venait du Saint-Esprit).

Et depuis ce baptême, plus aucunes angoisse ni crainte. J’étais délivré ! J’ai ensuite pris la décision de me faire baptiser par les eaux le 27 Mars 2016.

 Un Méditerranéen _

Génial ! Est ce que tu sais dans quoi tu veux te diriger au niveau professionnel ?

(Baptême veut dire immersion, et ça veut aussi dire que l’on s’engage à suivre Dieu en laissant notre vie passée derrière nous.)

Lucas _

Et bien je souhaite trouver un métier qui puisse aider les gens dans leur vie, avec des pensées, des mots qui encourageraient. Je vais bientôt passer un concours en tant qu’éducateur spécialisé pour aider les gens brisés et découragés. Je pense qu’il faut sortir de notre confort, se mettre à la place des gens car ceux qui sont défavorisés n’ont pas choisi d’être comme ça. Je veux apporter mon aide et le faire à travers ce métier ! Je te dirai si je l’ai eu ah ah !

Un Méditerranéen _

Ah ah ! N’hésite pas à venir me le faire savoir oui !

J’ai beaucoup aimé vous faire part de ce premier interview. On vit tous des choses plus ou moins difficiles parfois. On cherche le réconfort dans plusieurs domaines, parfois qui donnent du sens à nos vies, parfois au travers de choses vaines. Mon but ici n’est pas de faire du prosélytisme mais de partager comment Dieu peut se manifester dans les vies de ceux qui le cherchent. Si tu as des questions, je peux essayer d’y répondre où même Lucas mais je pense que tu auras compris à qui tu dois t’adresser en premier.

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